Je me souviens d’un matin où, en tapant distraitement « crème anti-âge naturelle » sur Google, je suis tombée sur une ribambelle d’articles plus ou moins pertinents. Puis j’ai cliqué sur l’un d’eux, intriguée par son titre simple mais si bien ciblé. Ce n’est qu’en échangeant avec mon amie Camille, consultante SEO, que j’ai compris pourquoi cet article était si bien référencé. Elle m’a parlé des “entités nommées”. Et là, j’ai plongé dans un monde fascinant, entre Google, Wikipédia et… notre manière de raconter une histoire en ligne. Tu ne sais pas ce que c’est ? Attends, je t’explique, tu vas voir, c’est aussi clair qu’un tuto makeup bien filmé sur YouTube.
Mais au fait, c’est quoi une entité nommée ?
Une entité nommée, c’est simplement un mot ou un groupe de mots qui désigne quelque chose d’unique et identifiable : une marque, une personne, un lieu, un ingrédient… Par exemple : “Dior”, “Paris”, “rétinol” ou même “Beyoncé”. Ces entités sont comprises par Google comme des concepts à part entière, connectés entre eux dans ce qu’on appelle le Knowledge Graph.
Imaginons que tu écrives un article sur les bienfaits de l’huile de jojoba. Si tu la cites sans détour, comme une entité clairement identifiée, ton contenu sera mieux compris par Google. Et donc, potentiellement mieux positionné. Parce que oui, Google ne lit plus les pages comme un humain, il les “comprend” grâce à l’intelligence artificielle, et notamment à des modèles comme BERT… et GPT.
Un virage dans le SEO : du mot-clé à l’entité
Avant, on parlait surtout de “mots-clés”. On optimisait à coup de répétitions, de balises bien remplies et de méta descriptions musclées. Mais aujourd’hui, Google est devenu sémantique. Il ne cherche plus des mots, il cherche du sens. Et c’est là qu’interviennent les entités nommées.
Ce changement s’est accéléré depuis l’intégration de bases comme Freebase (rachetée par Google, puis fusionnée avec le Knowledge Graph) et la richesse de données de Wikipédia. Résultat : quand tu parles d’“acide hyaluronique” dans ton article beauté, Google sait que tu parles d’un ingrédient cosmétique, lié à la dermatologie, au soin anti-âge, aux marques spécifiques… Tu gagnes en pertinence.
Le témoignage de Camille, consultante SEO spécialisée en beauté
Camille, 36 ans, free-lance entre Paris et Biarritz : « Quand j’ai commencé à inclure les entités nommées dans les contenus de mes clientes – des marques de cosmétiques naturelles ou des e-shop bien-être – j’ai vu une nette amélioration du positionnement sur Google. Le secret ? Écrire naturellement, mais de façon précise. Parler de ‘Dr Hauschka’, de ‘lycopène’, de ‘double nettoyage’… Ce ne sont pas juste des mots, ce sont des points de repère pour Google.”
Ce que dit un expert : comprendre les liens entre entités
Dixon Jones, expert britannique en SEO et créateur de la plateforme InLinks, a largement popularisé cette approche par les entités. Selon lui, le SEO de demain (et déjà d’aujourd’hui) repose sur notre capacité à créer des contenus qui structurent un univers sémantique riche. “Une page web ne doit pas juste cibler un mot-clé, elle doit raconter une histoire autour d’entités cohérentes, reliées entre elles. C’est comme construire une toile de sens.”
Comment utiliser les entités dans vos contenus beauté ?
- Citez des marques connues ou émergentes (La Roche-Posay, Typology, Freshly Cosmetics…)
- Précisez les ingrédients actifs ou les techniques : niacinamide, layering, skin cycling…
- Ajoutez des références culturelles : experts, influenceuses, livres, rituels venus d’ailleurs
- Faites des liens logiques entre les sujets : un article sur les cernes ? Parlez du sommeil, du stress, du contour des yeux, du thé vert…
Et surtout : rédigez naturellement, comme si vous parliez à une amie. Ce ton complice est parfaitement compatible avec un contenu riche en entités… à condition d’être un minimum précise.
Un geste simple pour un grand impact
Pas besoin d’être experte technique pour intégrer les entités à vos contenus. Il suffit d’être claire, informative, et de parler des bons sujets avec les bons mots. Les outils comme Google Trends ou Wikipédia peuvent vous aider à repérer les entités pertinentes autour d’un thème.
Et n’oubliez pas : sur YouTube aussi, vous pouvez capter des entités… en sous-titrant bien vos vidéos ou en les titrant avec précision. L’audio devient texte, et le texte devient sens.
Et si on arrêtait de « forcer » le SEO ?
Ce que j’ai appris grâce à Camille, et à mes lectures sur le Knowledge Graph ou BERT, c’est qu’on peut séduire Google sans trahir notre style. Écrire avec cœur, mais de manière structurée. Créer du lien entre les idées. Et se faire confiance. Parce qu’au fond, notre voix, nos passions, nos anecdotes, ce sont aussi des entités… uniques.













