Si vous cherchez des informations sur ALGOSUP, l’école d’informatique fondée par Éric Larchevêque, voici l’essentiel à connaître et à jour : ALGOSUP a définitivement fermé ses portes en 2025, après cinq années d’activité à Vierzon. De nombreuses pages encore en ligne présentent l’école comme active : ce n’est plus le cas. Cet article retrace ce qu’était ALGOSUP, pourquoi elle a fermé, ce qu’il est advenu de ses étudiants, et les alternatives pour celles et ceux qui s’intéressaient à ce type de formation.
ALGOSUP, c’était quoi ?
ALGOSUP était une école d’informatique privée fondée en 2019 par Franck Jeannin et Éric Larchevêque, ce dernier étant connu comme cofondateur de Ledger (sécurité crypto) et juré de l’émission « Qui veut être mon associé ? » sur M6. L’école était installée à Vierzon, dans le Cher (région Centre-Val de Loire), et a notamment occupé environ 3 000 m² du bâtiment B3, un ancien site industriel réhabilité.
Sa promesse pédagogique était singulière : former en 5 ans des architectes logiciels « ultra-généralistes », avec un cursus accessible dès le bac, axé sur une pratique intensive (projets commandés par des entreprises), un enseignement 100 % en anglais, et une large place accordée aux compétences transversales (soft skills). Les frais de scolarité s’élevaient à 9 500 € par an, avec une solution de prêt étudiant sans caution proposée aux admis. L’école visait à terme jusqu’à 500 élèves.
Pourquoi ALGOSUP a-t-elle fermé ?
La décision de fermeture a été annoncée fin juin / début juillet 2025 par les quatre actionnaires, dont Éric Larchevêque. La raison principale est économique : l’école n’a jamais atteint son équilibre financier. Selon les déclarations de son directeur Franck Jeannin rapportées par la presse locale, il aurait fallu environ 110 élèves pour équilibrer les comptes ; l’école n’en comptait qu’une cinquantaine lors de sa dernière année, pour un déficit de l’ordre de 300 000 € par an depuis le début.
Plusieurs facteurs structurels ont été avancés pour expliquer ces recrutements insuffisants :
- La localisation à Vierzon, décrite par le fondateur lui-même comme un « handicap majeur » : un bassin de population limité, alors que les étudiants tendent de plus en plus à rester près du domicile familial pour réduire les coûts.
- Une concurrence accrue : les écoles d’informatique se sont multipliées en France.
- La montée de l’alternance, qui attire davantage que le modèle de formation initiale payante d’ALGOSUP.
- Une baisse des vocations scientifiques au lycée selon la direction.
Le fondateur a également évoqué, dans un témoignage public, des difficultés internes lors de la dernière année, dont un épisode de triche aux examens. Comme pour toute fermeture, plusieurs lectures coexistent : la direction met en avant un contexte de marché défavorable, tandis que des voix locales ont questionné le modèle économique et l’usage des fonds publics ayant servi à aménager les locaux.
Une fermeture qui a fait débat localement
Au-delà du cas de l’école, la fermeture a suscité une controverse à Vierzon, dans un contexte pré-électoral (municipales de mars 2026). Le point sensible : l’argent public engagé. La communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry a affirmé qu’ALGOSUP était une « initiative 100 % privée » n’ayant reçu « aucun financement public pour son fonctionnement », tout en reconnaissant avoir accueilli l’école dans des locaux rénovés à grands frais (plusieurs millions d’euros investis dans le B3). Des observateurs locaux ont nuancé cette présentation, pointant des aides ponctuelles et la prise en charge de l’aménagement des locaux. Ce débat illustre une question récurrente : quelle part de risque les collectivités doivent-elles assumer pour attirer des projets privés sur leur territoire ?
Que sont devenus les étudiants ?
C’est l’aspect le plus sensible. La fermeture a laissé une cinquantaine d’étudiants — dont certains endettés par un prêt pour financer une scolarité à près de 10 000 € l’an — face à l’incertitude. La direction a indiqué avoir transmis aux familles une liste d’une dizaine d’écoles partenaires prêtes à reprendre les étudiants au niveau atteint, et avoir annoncé la fermeture suffisamment tôt pour rester dans les délais d’inscription ailleurs. Concrètement, certains élèves ont dû passer des tests de validation pour faire reconnaître les années suivies à Vierzon avant d’intégrer un nouvel établissement.
Quelles alternatives à ALGOSUP aujourd’hui ?
ALGOSUP n’accueillant plus d’étudiants, voici les pistes pour qui recherchait ce type de formation en développement logiciel :
- Les écoles spécialisées en développement présentes dans plusieurs villes (de type écoles de code intensives, accessibles après le bac ou en reconversion).
- Les écoles d’ingénieurs en informatique et cursus universitaires (licence, BUT informatique, masters), qui délivrent des diplômes reconnus par l’État.
- Les formations en alternance, de plus en plus prisées car elles combinent rémunération et expérience professionnelle.
- Les BTS et BUT du numérique pour une entrée plus progressive dans le secteur.
Un conseil pratique tiré de l’histoire d’ALGOSUP : avant de s’engager (surtout dans une école privée payante), il est essentiel de vérifier la reconnaissance officielle du diplôme (titre RNCP, visa, reconnaissance par l’État) et la solidité financière de l’établissement, deux points qui ont précisément cristallisé les difficultés ici.
En résumé
ALGOSUP était une école d’informatique innovante par sa pédagogie (pratique intensive, 100 % anglais, esprit entrepreneurial), fondée en 2019 à Vierzon par Franck Jeannin et Éric Larchevêque. Faute d’avoir atteint le nombre d’étudiants nécessaire à sa viabilité, elle a fermé ses portes en 2025, laissant derrière elle un débat local sur les fonds publics et, surtout, des étudiants à reclasser. Pour toute recherche actuelle de formation en informatique, mieux vaut donc se tourner vers les alternatives existantes, en vérifiant la reconnaissance des diplômes.
Informations vérifiées auprès de sources publiques : France Bleu / ICI Berry, Planète Grandes Écoles, Programmez, communiqué de la Communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry, et témoignage public du fondateur. Les chiffres cités (effectifs, déficit, frais de scolarité) proviennent des déclarations rapportées par ces sources en 2025. Cet article a une vocation purement informative.
